[TEST] Star Wars Galaxy Of Heroes

par

hautdepage

 

PRÉSENTATION

EA Games profite bien entendu de l’engouement renouvelé autour de la licence Star Wars pour nous apporter son lot de jeux exploitant l’univers de la fameuse saga. Star Wars Galaxy of Heroes  nous propose une expérience RPG, Free to Play, plutôt riche en contenu et pas dépourvue de notions stratégiques. Cette ravissante sortie, en marge des gros projets consoles et pc, s’invite sur mobiles et tablettes, en s’appropriant parfaitement les codes du support. Au programme, de l’exp, du craft, du pvp, des personnages à débloquer et surtout plein de combats au tour par tour !

 

GAMEPLAY

Comme mentionné plus haut, Star Wars Galaxy of Heroes s’articule autour d’une mécanique de jeu de rôle. Le joueur va devoir choisir parmi une flopée de héros tirés de la saga (Luke, Han, Chewie etc. Pour un total de 71 personnages à l’heure actuelle) pour progresser dans différents modes qui se déloqueront, les uns après les autres. En effet, votre niveau de joueur va déterminer l’accès aux différentes sections qui viennent enrichir et varier votre expérience de jeu.
Dans un premier temps, vous serez orienté vers une succession de combats dédiés au côté lumineux. Puis vous aurez accès aux missions du côté obscur, au PVP etc. En parallèle, vous serez amené à débloquer toujours plus de personnages, afin d’améliorer la synergie et l’efficacité de vos équipes. C’est précisément dans ce registre que Star Wars Galaxy of Heroes sort des sentiers battus du Free To Play en vous imposant sa dimension stratégique, véritable cœur du jeu à mon sens.
Pour gagner, aussi bien en PVE que lors des joutes en arène PVP, il va falloir se creuser les méninges pour composer une escouade, allant jusqu’à cinq personnages, la plus performante possible. Le jeu reprend les codes désormais bien connus des classes (Tanks, Healers, DPS) avec lesquels il faudra jongler pour franchir les paliers d’une difficulté croissante et certaine.
En guise de motivation, les développeurs vous proposent d’améliorer vos personnages sur quatre niveaux différents. L’expérience, bien entendu, qui s’acquiert non pas au fil des combats, mais par l’utilisation de robots d’entraînement, obtenu après chaque victoire. Vous devrez également prendre en charge l’équipement évolutif, dont les pièces devront être farmées et/ou craftées en refaisant les missions précédentes. De plus, il va falloir développer leurs aptitudes spéciales, par le biais d’objets spécifiques obtenus lors de défis particuliers. Et enfin, pour saupoudrer le tout, les étoiles indiquant la rareté de votre personnage peuvent également être collectées, via les fragments de personnages récupérables dans les différentes sections du jeu.  Ce qui signifie que chaque héros est à même de gagner en rareté pour booster de façon considérable ses statistiques.
Et si ça ne devait pas suffire, afin de rester compétitif, particulièrement en PVP, vous devrez récupérer ces mêmes fragments de personnages pour compléter votre roster au fur et à mesure.

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La dimension RPG du jeu est bariolée d’aléatoire, ce qui va faire varier votre progression et, bien entendu, titiller la carte de crédit des plus impatients. Refaire les combats pour espérer récupérer les pièces d’équipement et les fragments de personnages peut s’avérer assez frustrant, si tant est que l’on ne soit pas chanceux. Il est également possible de passer par l’inévitable boutique du jeu et payer un montant assez conséquent de cristaux pour débloquer directement un personnage ou bien récupérer des fragments. Là encore, c’est au petit bonheur la chance.

Dans l’ensemble, la recette fonctionne plutôt bien. A moins d’être complètement allergique à l’univers de Georges Lucas, on sera aspiré par la foultitude de choses à faire et les micros objectifs que l’on se fixe nous éloigneront d’une lassitude qui pourtant nous guettera.
Puisqu’il faut bien le dire, tous les jours, vous devrez inlassablement répéter les mêmes actions et vous en remettre à cette put*** de variable aléatoire , véritable source de frustration/achat.
Ceci étant dit, les développeurs ont mis en place un certain nombre d’éléments pour nous faciliter la vie et on les en remercie.
Tout d’abord, vous pourrez récupérer des tickets de simulation qui vous soulageront de l’épreuve du farm sur les combats déjà remportés.
Enfin, au sein même des combats, vous pourrez activer un mode automatique, laissant le contrôle de vos unités à une IA perfectible, mais plutôt efficace.
Ces deux outils forment à mon sens les deux verrous essentiels pour préserver le joueur dans cette boucle immersive qui l’empêche de constater avec trop d’impatience la répétitivité de ses actions.
De plus, la traditionnelle jauge d’énergie, limitant vos actions, remonte assez vite et peut être renouvelée pour un coût en cristaux assez attractif. En temps normal, on peut compter aisément sur plus d’une heure de jeu par jour.

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Vous l’aurez compris en lisant ces lignes, Star Wars Galaxy of Heroes n’est pas avare en contenu et la maîtrise de son gameplay par ses concepteurs l’absout de presque tous ses péchés.
Parce qu’il y a quand même quelques points obscurs qu’il est difficile d’éclairer, même à coup de sabre laser.
Les plus patients et accrochés d’entre vous débloqueront, assez tardivement, le mode de la guerre galactique. Il s’agit d’une succession de combats contre des équipes, apparemment celle de joueurs, qui rapportent gros, voire très gros, si vous réussissez à en venir à bout. Le problème relève de leur difficulté, difficile à évaluer, à anticiper. Certains s’accordent à dire qu’elle est fédérée par le classement PVP, d’autres arguent que si vous terminez plusieurs guerres galactiques d’affilées, le palier de difficulté va faire un bond. Personnellement, j’ai essayé de jouer avec ces différents paramètres, mais le résultat me paraît toujours aussi aléatoire. Vous pourrez vous retrouver face à des équipes qui vous surpassent de dix niveaux dès le cinquième combat et vous n’aurez aucun autre recours que d’attendre le lendemain pour tenter à nouveau votre chance.

L’autre point gênant porte sur le casting des personnages, dont les lacunes sont assez tristes à constater. Les fans de Han Solo seront par exemple déçus d’incarner leur personnage préféré dans sa tenue de Stormtrooper. Ou bien encore de voir Luke dans sa tenue de fermier, transformé en sniper d’élite. Alors oui, au tout début du « nouvel espoir », Luke chasse les hommes des sables avec un fusil, mais n’est-ce pas trop anecdotique, voire carrément réducteur, de caractériser le héros des trois premiers films sur cette seule séquence ?
Quoi qu’il en soit, le jeu, encore assez jeune et régulièrement patché, verra très certainement son roster s’étoffer avec, on l’espère, Luke avec son sabre et Han Solo en contrebandier !

 

GRAPHISMES & SONS

Regardé à travers le prisme de la technique, Star Wars Galaxy of Heroes réalise un sans-faute, à mon goût. Les arènes de combats, même si statiques, jouissent d’animations en arrière-plan qui font plaisir à voir.
De plus, l’habillage global de l’application est agréable à regarder de par son respect de la direction artistique propre à l’univers.

Au niveau sonore, encore une fois, rien à redire, les bruitages originaux font mouche et les musiques, toujours aussi flatteuses pour nos oreilles de nostalgiques, sont en place.

On peut malgré tout, en de très rares occasions, constater certains ralentissements qui peuvent agacer, mais c’est vraiment pour chipoter.

 

AVIS PERSONNEL DU TESTEUR

Je dois avouer que, naïvement, je me suis laissé surprendre par cette application mobile qui aujourd’hui m’occupe une heure de temps par jour. L’univers que j’apprécie est globalement respecté (Rey avec le bâton pour éviter les spoilers, d’accord mais maintenant que le film a rapporté 1.5 milliards, c’est possible de lui donner un sabre ?). Et la dimension stratégique investit mon esprit en dehors du temps de jeu, ce qui est à mon sens gage d’un pari réussi pour les développeurs.
Et tout ça pour pas un centime déboursé, c’est trop beau pour être vrai !
Bon, il est clair que vous trouverez en PVP des joueurs  avec des équipes complètement craquées (dû à l’achat Ingame), mais il reste possible, sans vivre à crédit, de prendre un plaisir continu sur ce petit morceau d’une galaxie très lointaine.