[AVIS] Lastman

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Le premier cycle de ce manga « à la française » vient de se terminer avec la sortie du sixième tome papier, ou de la sixième saison numérique comme vous voudrez. Je vous ai déjà parlé de Bastien Vivès, mais là c’est entouré de Balak et Michaël Sanlaville qu’il nous régale de ses histoires !

Dans un univers médiéval fantastique le jeune Adrian Velba apprend les arts martiaux en vue du grand tournoi annuel. C’est avec un grand gaillard, étranger au royaume, qu’il se retrouve à faire équipe et que ses aventures commencent.

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Alors déjà ce manga est palpitant, surprenant, extrêmement addictif et très bien réalisé. Mais je ne vais même pas prendre la peine de vous parler de tout ça. Et ouais ! Nan moi ce dont j’avais envie de vous parler, c’est de comment ce manga joue de ses références. Les auteurs ont l’air de prendre beaucoup de plaisir à mettre tout ce qui a rempli leurs imaginaires dans une grande gamelle, de touiller, touiller et de voir ce qu’il en sort. Et ce qu’il en sort est oune rrrégal !

Déjà ça démarre fort sans en avoir l’air, on commence dans un Moyen Age occidental, les héros pratiquent une espèce de Kung Fu chinois des éléments, et on a le droit au classique tournoi d’art martial. Bon là on s’y retrouve encore, disons qu’on peut appréhender les codes d’un manga « à la française ».

Mais après ça part franchement en cacahuète. Une passage dans l’univers de Ken le Survivant ou de Madmax comme vous voudrez, on part dans une cité dégueulasse façon Gotham City sous la coupe de dealers/savants fous en mode mutation. C’est le dawa. C’est le dawa mais c’est fluide, c’est construit. C’est seulement après la relecture du premier tome qu’on se dit : « Hémého, c’est vrai qu’en fait c’était pas du tout ce qui était prévu à la base ». Lastman nous transporte, loin, vite et fort. Et le tour de force c’est d’arriver à ne pas nous perdre un seul instant en route.

Parce qu’on a le droit à toutes sortes de références. Dans la famille personnage : vous avez le petit héros en plein apprentissage, le grand brun bourru, le journaliste fouineur, peureux et adepte des théories du complot et j’en pense un sacré paquet ; dans la famille environnement : vous passez du road-trip au ring de boxe en traversant la cour du roi ; et dans la famille univers ce manga vous emporte de l’heroic-fantasy à la SF.

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J’ai vraiment adoré ça, d’autant que les personnages sont particulièrement attachants. Pour ma part je me vois bien boire un coup avec quatre/cinq d’entre eux, me balader en moto avec cinq/six autres et surtout je suis totalement amoureux d’au moins trois nanas de ce manga. Après c’est vrai que tomber amoureux des personnages féminins de Bastien Vivès c’est particulièrement facile, faut pas se le cacher. Autant on peut critiquer le dessin de ce manga sur pas mal d’aspects, autant que ce soit les expressions des protagonistes, la mise en scène et les femmes, y’a rien à dire ! C’est magique.

Alors bon vous l’avez un peu deviné, je serais du genre à pas mal vous conseiller Lastman, si vous n’allez pas les emprunter ou les acheter en courant, prenez votre vélo. Ou encore plus rapide lisez-les en ligne, c’est gratuit ! Ne vous laissez pas rebuter par le dessin, vous verrez qu’au final une grande part du charme de ce manga tient dedans. Y’a plein de trucs à voir et à sentir dans les péripéties du jeune Adrian, on en parle dans les commentaires si vous voulez !

Et j’oubliais la rubrique extra. Un magazine hors-série a été édité : Sexy Sirène. Une série animée tiré de ce manga est déjà prévue. Elle devrait démarrer début 2016. Un jeu vidéo est en production aussi, sortie : fin 2015. J’ai hâte de voir ça !

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