[AVIS] Soul Eater

par

logo se ok2

 

  Soul Eater Evans est le nom d’un des héros de ce manga. C’est aussi ce que doivent faire les armes pour devenir plus puissantes : manger des âmes, cent âmes de démons et une âme de sorcière. Mais ce ne sont pas de simples armes. Dans l’académie du dieu de la mort, chaque étudiant doit trouver son partenaire, l’un devient meister, l’autre une arme. L’un dirige, l’autre se transforme et à eux la chasse aux démons, à la peur et à la folie !

maka ok2

  Ce manga d’Atsushi Ohkubo s’inspire de toute une mythologie de l’horreur, de Jack l’éventreur à Freddy Krugger en passant par le projet Blair Witch. Ces références ne se retrouvent parfois que dans le nom d’un personnage mais le plus souvent elles nourrissent en profondeur les différents arcs de cette œuvre.

  Contrairement à beaucoup d’autres mangas, il n’y a pas véritablement de personnage principal. L’histoire se concentre autour de la progression de deux duos et un trio. Ce qui nous fait déjà 7 héros et héroïnes centraux. C’est une des forces et une originalité de ce manga.

  Le rythme de cette série est assez soutenu. J’ai choisi de vous parler de ce manga parce que le dernier et vingt-cinquième tome est sorti en France cette année (2014). Et il n’y a pas beaucoup de temps mort en 25 tomes, ça va vite, l’histoire se renouvelle bien et on découvre au fur et à mesure beaucoup de personnages secondaires.

full ok

  Je tiens à vous faire partager ce qui peut paraître un détail mais que j’ai vraiment bien aimé. Dans beaucoup de mangas et notamment dans Fairy Tail, opposé directement à Soul Eater dans les opérations promotionnelles lors de leurs sorties en France, dans beaucoup de mangas donc, les héros se sortent de leur combats grâce au pouvoir un peu facile de l’amour et de l’amitié. Ici dans Soul Eater ce « love power » est directement intégré à la progression des personnages. Un meister et une arme doivent accorder leurs âmes au mieux pour être efficaces en combat. Cet aspect qu’on peut trouver un peu « cucul » est, avec d’autres, au centre des pouvoirs des héros. Ça se tient mieux je trouve. Et ça rend le manga plus adulte.

planche se ok

  J’en profite pour signaler ici que ce manga n’est pas écrit pour un public trop jeune, de par son histoire de fond mais aussi pour sa part d’eichi (pour ce qui ne connaissent pas ce mot, ça veut dire que l’auteur aime dénuder ses personnages, surtout les féminins !).

  En parlant du dessin, il faut dire qu’il est parfois brouillon, mais il est souvent bien typé, le style d’Atsushi Ohkubo est très reconnaissable. Il n’hésite pas à prendre des risques dans son design de planche, notamment pour nous faire ressentir la folie ou les peurs des personnages. Un dessin peu académique mais très efficace et original.

  Soul Eater est un manga assez particulier, que j’ai beaucoup aimé, je vous conseillerais d’emprunter les premiers tomes (regardez tout de même les dessins dans les derniers pour voir l’évolution), et si vous accrochez, achetez tout, c’est jamais décevant et ça jusqu’à la fin !

  Quelques derniers mots, pour vous parler de l’anime, il est de très bonne qualité, que ce soit les doublages ou la qualité graphique et d’animation. Par contre la fin de l’anime n’est pas celle du manga. L’histoire est écourtée et une fin alternative a été inventée.

  Atsushi Ohkubo s’est aussi lancé dans un spin off de sa série : Soul Eater Not!, 3 tomes sur les 5 au total sont déjà sortis en France. Soul Eater Not! a aussi été adapté en série animée.

tous se ok