[AVIS] Toriko

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Toriko est le nom du héros créé et dessiné par Mitsutoshi Shimabukuro. C’est l’un des meilleurs Bishokuya au monde. Il bishokuye par-ci, il bushokuye par-là, sans répit ! Ça vous avance hein ? Bon, ça veut dire qu’il est chasseur d’ingrédients. L’univers de Toriko c’est celui des aliments : des monstres extraordinaires qu’il faut abattre pour se les procurer, aux recettes millénaires et préparations spéciales qu’il faut connaître ou inventer pour les déguster. L’univers de Toriko c’est la bouffe !

Pour ceux qui ont lu Hunter x Hunter, Toriko semble être inspiré de l’un de ses passages. Celui du début de l’examen, où après avoir traversé un marécage infesté de monstres chimériques, Gon et les autres vont devoir satisfaire gustativement deux Gourmet Hunters.

Quoi qu’il en soit vous pouvez oublier tout ce que vous avez pu goûter au cours de votre vie. Ce n’est rien comparé à ce qu’ont pu manger les habitants du monde de Shimabukuro. Quand on voit les effets qu’ont les aliments sur Toriko et ses compagnons, soit ils ont le palais extrêmement sensible, soit ces aliments ont simplement le goût du paradis. Quand un plat cuisiné est capable de faire sortir des litres de salive de votre bouche, de vous couper la respiration pendant plusieurs minutes, ou de vous requinquer comme cinquante huit heures de sommeil, quatre cures de Guronsan et sept d’Ovomaltine, on comprend que chasseur d’ingrédients est un métier de rêve.

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Un métier de rêve s’il n’était pas aussi dangereux. Toriko est clairement un manga d’aventure. Escalader des kilomètres de parois, pénétrer des grottes interminables (tssst ! Pas de mauvais esprit) et surtout combattre des monstres fantastiques, voilà le lot quotidien du héros et de ses acolytes. Au départ simplement pour former un menu idéal, mais au fur et à mesure, il leur faudra lutter contre d’autres organisations qui cherchent à mettre la main sur des ingrédients pour de bien mauvaises raisons…

Donc pour moi deux gros points forts à Toriko. La baston : un rythme très élevé (parfois même trop élevé) et un dessin façon 90’s participent au « punch » qui deviendra absolument titanesque du manga. Et la bouffe ! C’est con à dire mais la bouffe c’est plus sympa que la fin du monde, les tueurs professionnels ou même les viols. Ça contrebalance la violence des combats (surtout présente plus loin dans l’histoire) et ça amène une vraie gaieté dans la narration, les grands banquets façon Gaulois sont légions* ! (* p’tit jeu de mots ; p)

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Très sincèrement plus l’histoire avance et plus je suis fan de ce manga. Je me suis vraiment attaché aux personnages, à leur foi en eux-mêmes et à leurs énergies débordantes ; l’humour de certaines planches a beaucoup participé à me les faire aimer. Et surtout malgré le rythme trépidant des aventures de Toriko, l’auteur n’hésite pas à compliquer sa narration en créant des flopées de personnages, d’organisations, de monstres et d’univers différents. C’est pleins de surprises et vraiment addictif. Lisez donc les cinq/six premiers tomes, et si vous n’aimez pas, dîtes nous donc pourquoi ici. Parce que je sais que si vous aimez, vous ne prendrez pas le temps de le faire, non ! … Vous vous plongerez dans la suite sans perdre une seconde !

 

Je n’ai malheureusement pas encore regardé la série anime de Toriko, je compte m’y pencher bientôt, dès que j’aurai le temps… ouais c’est peut-être pas pour tout de suite. Quand ce sera fait je vous donnerai mon avis ici. Je vous ai mis une petite bande-annonce pour voir un peu à quoi ça peut ressembler (et en français parce que c’est toujours du bonheur !).

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