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Temps de lecture : 9 minutes

Textes : 🇫🇷 | Voix : 🇫🇷

Accessibilité:
70
GRAPHISME
80
AUDIO
85
Contenu
60
Gameplay
65
Fun
60
*test réalisé à partir d'une version PS5
GRAPHISME
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AUDIO
85
Contenu
60
Gameplay
65
Fun
60
  • La direction artistique dans son ensemble
  • Une des meilleures OST de la saga
  • Bonne durée de vie (60h pour quêtes annexes et histoire principale)
  • Un bel hommage aux invocations
  • Des scènes épiques et intenses diluées dans du jus de navet
  • La customisation des compétences
  • Doublages de qualité mais pas le lypsync selon la langue
  • Un scénario peu captivant
  • Un système de combat peu enivrant et redondant
  • On bat tous les monstres de la même manière
  • Les quêtes secondaires fedex et inintéressantes
  • Modélisation de certains PNJ et animations faciales
  • Un coté RPG presque inexistant
  • Une fin moyenne
  • Le mode de difficulté « fantasy finale » disponible qu’en new game+
GRAPHISME
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AUDIO
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Contenu
60
Gameplay
65
Fun
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*test réalisé à partir d'une version PS5
  • La direction artistique dans son ensemble
  • Une des meilleures OST de la saga
  • Bonne durée de vie (60h pour quêtes annexes et histoire principale)
  • Un bel hommage aux invocations
  • Des scènes épiques et intenses diluées dans du jus de navet
  • La customisation des compétences
  • Doublages de qualité mais pas le lypsync selon la langue
  • Un scénario peu captivant
  • Un système de combat peu enivrant et redondant
  • On bat tous les monstres de la même manière
  • Les quêtes secondaires fedex et inintéressantes
  • Modélisation de certains PNJ et animations faciales
  • Un coté RPG presque inexistant
  • Une fin moyenne
  • Le mode de difficulté « fantasy finale » disponible qu’en new game+
TEST

Final Fantasy XVI

Textes : 🇫🇷 |  Voix : 🇫🇷

Accessibilité:
Temps de lecture : 9 minutes

Faisant partie des sagas de jeux vidéo les plus connues dans le monde, la série des Final Fantasy est un des monuments du JRPG. Mais force est de constater que depuis que Square Enix a décidé d’oublier le tour par tour, la série a un peu de mal à trouver sa voie et à garder son aura d’autrefois. Final Fantasy XVI s’inscrit donc, lui aussi, dans cette nouvelle approche action-RPG mais va tenter de faire mieux que le précédent opus dont l’accueil fut assez mitigé.

 

Clive anger

L’histoire se déroule lors d’une époque médiévale et prend place dans la contrée de Valisthéa, au sein d’une région qui souffre d’une calamité appelé le Fléau noir, sorte de mal mystérieux qui se repaît du mana, et dont la propagation ne laisse qu’un décor de désolation sans vie. Les ressources se faisant de plus en plus rares, cela amène des conflits entre les six nations qui peuplent ces terres. Chacune vit dans une capitale construite autour d’un cristal mère, une structure imposante qui sert de ressource magique. En effet, les minerais et cristaux qui en sont extraits permettent à certains humains, les pourvoyeurs, d’utiliser la magie spécifiquement dédiée aux corvées : allumer des feux, faire geler des trucs, etc. Ceux-ci se distinguent par une marque sur le visage, ils sont exploités et asservis à l’extrême, si bien qu’à force d’utiliser leur « pouvoir », ils finissent vitrifiés et meurent ainsi. Bon, on peut se demander comment des gens qui peuvent maîtriser la magie peuvent se soumettre et ne pas brûler leur maître… m’enfin passons.

Il existe d’autres êtres exceptionnels, les émissaires : ils sont peu nombreux, mais ils peuvent invoquer les primordiaux, les chimères de Final Fantasy (Ifrit, Odin, Shiva etc.). Ils n’utilisent leur pouvoir que pour semer la terreur et servent principalement d’arme de destruction massive pendant les guerres. C’est dans ce contexte que l’on va retrouver Clive, émissaire d’Ifrit et protecteur de son frère Joshua, lui-même émissaire du Phoenix, appartenant tous deux à la région de Rosélia. Lors d’une nuit qui paraissait tranquille, une attaque furtive contre la famille Rosfield va prendre place et avoir pour conséquence un drame qui sera le traumatisme et le point de départ de la destinée de Clive.

Le scénario de ce FF ne m’a paru incroyable. Beaucoup l’ont comparé à une histoire de Game of throne, moi m’étant endormi sur chaque épisode de la saison 1, je ne pourrai pas en faire la comparaison. Par contre, ce que je peux dire c’est qu’en réalité le scénario de ce FF16 est assez plat, creux et presque osef tellement on ne saura plus vraiment pourquoi on se bat. Les personnages rencontrés ont du mal à raviver la flamme, il y a bien une envie de créer quelque chose chose de mature, mais c’est quand même bien gnangnan. Et pour les tentatives de scènes de sexe on repassera. Autant j’ai bien aimé Cid et la relation entre Clive et Joshua, par moment, mais par exemple le traitement de Jill est complètement raté. Le côté conflit avec plein de territoires est assez naze, on est bien loin de FF Tactics. Le déroulement se veut grandiloquent, mais il n’en reste pas moins cousu de fil blanc et très peu renversant. Si on ajoute à ça des quêtes annexes fedex et un rythme parfois inexistant, on se retrouve face à un encéphalogramme plat du point de vue rythme. A noter que les devs ayant eu si peur que vous soyez perdus dans cette trame de folie, qu’ils ont mis en place un PNJ qui sert de compendium pour essayer de schématiser l’histoire et les actions de chacun. L’idée est sympa, mais vu le déroulé je ne m’y suis référé que très peu.

 

Des combats clivants

Outre le scénario qui ne plaira pas à tout le monde, l’aspect RPG et le combat action ne vont pas arranger tout ça. Dans cette aventure, on contrôlera exclusivement Clive dans un déroulé linéaire, couloir, permutant entre combat en arène et scène narrative. Autant le dire de suite, le level design des donjons et des maps est ici des plus basiques et l’exploration n’est pas vraiment intéressante. Les choses à récupérer sont bien mises en évidence et sur le path principal, et pour ce qui est des zones plus ouvertes, fouiller les recoins ne s’accompagne que de quelques gils ou ressources que l’on va déjà accumuler suffisamment sur le path principal.

Les combats, quant à eux, rappellent un peu les beat them all, à savoir une action sans interruption ou l’enchaînement des combos permet de venir à bout des ennemis plus rapidement, et aussi de se sentir stylé si on les enchaîne ! Au début, Clive ne dispose que de très peu de coups différents et liés à son primordial de feu, Ifrit, mais par son avancée scénaristique, il va débloquer des pouvoirs liés aux autres primordiaux (Phoenix, Ramuh, Shiva etc.). Les eidolons classiques sont présents. Par utilisation de points de compétence glanés à la suite des combats, on peut débloquer / améliorer des compétences dans un menu dédié. Chaque primordial dispose de son lot de compétences, qui diffère un peu de l’un à l’autre. On retrouve des coups de base, des AoE, des compétences pour faire baisser la jauge de stagger et une capacité ultime. Clive peut emporter avec lui jusqu’à 3 sets de compétences, c’est-à-dire issus de 3 primordiaux différents. Chaque set se compose de 4 sorts et on switch de l’un à l’autre par pression d’un simple bouton. Plus tard dans l’aventure, et parce que les PC vont s’accumuler, on pourra mettre des compétences d’un primordial dans le set d’un autre. En gros il sera possible de customiser nos pouvoirs pour mettre les plus efficaces ou ceux que l’on trouve les plus classes.

Honnêtement, même si on a un peu l’impression que tous les sorts font un peu la même chose, le côté customisation est appréciable. Le problème ne vient pas tant des sorts, mais du bestiaire qui ne pousse jamais véritablement à utiliser un primordial plutôt qu’un autre. En effet, il n’y a pas de notion de faiblesse élémentaire à exploiter. Seule une barre de vie et une barre de stagger sont présentes. On va donc devoir taper dans cette barre de stagger qui, une fois vide, stun l’ennemi, à qui l’on pourra alors déverser des coups puissants qui attaquent sa vie. Et ce, du début à la fin, avec comme seule variante le fait que certains ennemis devront absolument être touchés par des pouvoirs primordiaux – et non de base – pour subir des dégâts…une blague ! Bref, les combats deviennent vite répétitifs, et même si le joueur tente de styliser ses attaques, on tourne en rond rapidement.

 

A côté de cela, des combats entre chimères prendront place. Ils nous permettent de contrôler un primordial, souvent le même, et de participer à des combats épiques, intenses, et qui mettent particulièrement à l’honneur ce côté fan service que les amateurs de chimères attendaient. Là aussi on retrouve un bémol : les combats ne sont pas toujours lisibles tellement ça tourne dans tous les sens et sont parfois trop longs, mais bon on est dedans quand même. Ponctuées par une musique épique et des QTEs, ces scènes restent malgré tout un point fort du titre.

Et pour nous permettre de souffler un peu dans ce monde de fou, on peut également s’adonner à des quêtes secondaires. Elles sont nulles, fedex, inintéressantes au possible, mais y en a plein. Elles nous permettent de revisiter, avec un point de TP toujours le plus éloigné possible de la destination finale, des zones déjà vues. Ironique bien sûr, mais franchement c’est limite du foutage de gueule ces quêtes. Il y a la présence d’un tableau de chasse avec des gros monstres à tuer, certains ennemis sont plutôt cools et rapporteront des récompenses rares nécessaires pour le craft d’armes puissantes. Le craft en lui-même est très basique et parfois frustrant même, puisque quasiment à chaque fois que l’on va réussir à crafter une meilleure arme, le jeu nous en fournira une autre plus forte via la trame principale. On peut créer une arme, et deux accessoires qui augmenteront nos dégâts ou dégâts de certains sorts, bref, basique et pas de quoi parler de véritable itemisation.

Outre les quêtes secondaires et le tableau de chasse, il y a aussi des partitions de musique à collectionner qui coûtent un bras et permettent de compléter un jukebox. On peut aussi refaire les chapitres en mode chrono, rebattre des boss, et si le cœur vous en dit, débuter un New Game + en mode fantasy finale, une difficulté plus élevée, et qui ne se débloque qu’une fois le jeu fini… Pourquoi ? Bien dommage de devoir d’abord finir le jeu pour y avoir accès car les combats deviennent un poil plus intéressants et intenses, mais au final l’aspect sac à PV immense est aussi de la partie donc pas vraiment de regrets à avoir…

Enfin, sachez qu’il y a deux DLCs disponibles (que je n’ai pas fait): Les Rémanences du ciel et La Complainte du ressac. Ils ajoutent un nouveau primordial (Léviathan), du stuff, des quêtes secondaires bref de quoi prolonger un peu l’aventure si on a kiffé le jeu de base.

 

ff16 cover OST
kong music
Chimère Party

Bon, s’il y a bien un point sur lequel on peut être confiant avec Final fantasy, c’est bien celui de l’OST. Et encore une fois le travail ici est vraiment remarquable. Les musiques sont prenantes, certaines sont bien épiques et participent pleinement à accompagner l’intensité des combats. Malgré les défauts que je peux trouver au jeu, il m’arrive souvent d’écouter l’OST à côté, juste pour le plaisir. D’un point de vue doublages, pas grand-chose à dire non plus, j’ai fait le jeu en voix japonaises et c’était très bien. Il propose des doublages en français, japonais, allemand, italien et espagnol. A noter tout de même que le lipsync a été fait sur les voix britanniques, donc il y a plein de décalages labiaux bizarres si on joue dans une autre langue.

Graphiquement par contre, c’est un peu étrange. D’un côté on a une modélisation du monde et de ses environnements qui est incroyable, la direction artistique dans son ensemble fonctionne d’ailleurs très bien. Mais pour ce qui est des personnages et des animations faciales, c’est un peu autre chose. En tout cas, pour les persos principaux ça fait à peu près le taf, mais pour les persos secondaires et certains PNJ, c’est vraiment raté. Jill par exemple reste avec son air coincé. Certains visages de PNJs sont tout droit sortis de la PS3, ce qui est aberrant et bizarre. La modélisation des ennemis est, quant à elle, satisfaisante. Autre point positif, la modélisation des chimères et les RTCs / cut scenes les concernant, certains passages sont vraiment épiques et mémorables, et même si on ne comprend pas toujours ce qui se passe à l’écran, on en prend plein les yeux. Les FX et effets visuels des sorts sont eux aussi sympas, même si à force de les enchaîner on peut avoir quelques soucis de lisibilité, là encore.

 

Qui s’Ifrit…

Comme pour Final Fantasy XV, j’en sors avec une expérience vraiment mitigée. D’un côté j’ai vécu des moments très intenses avec la musique et les scènes de combats avec les chimères, ou contre Odin par exemple, et de l’autre je me suis ennuyé avec ce scénario un peu flou et peu engageant. Les quêtes secondaires n’arrangeant rien. J’ai trouvé le système de combats un peu quelconque et le coté RPG aussi complètement osef. Est-ce un bon Final Fantasy ? Non. Est -ce un bon jeu de combat ? Non plus. Et pour couronner le tout, même le Boss final et la fin en elle-même n’ont fait que confirmer mon ressenti : bof.

 

Rédacteur en chef CritiKong - Fan de gorilles et de JV qui attend désespérément Shadow Hearts 4...

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