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Temps de lecture : 8 minutes

Textes : 🇫🇷 | Voix : 🇬🇧 🇯🇵

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GRAPHISME
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Contenu
75
Gameplay
70
Fun
75
*Test réalisé à partir de la version PS4
GRAPHISME
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Contenu
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Gameplay
70
Fun
75
  • Ost peu diversifiée mais les thèmes iconiques sont là et ça fait mouche
  • Bonne durée de vie et rejouabilité
  • Une aventure agréable si l'on sait dans quoi on s'engage
  • Les classes et sorts pour une bonne customisation
  • Direction artistique choupi qui fonctionne
  • Doublage japonais sympa
  • Le new game + vraiment bien foutu
  • Scénario pas dingo
  • Les soucis de caméra en combat
  • Le lock qui change tout seul
  • Beaucoup de retraversée dans les zones déjà faites
  • Attendre le changement de classe pour que le jeu s'envole
  • Des boss au gimmick / patern pas fun (vole tout le temps, fuit etc.)
  • La touche saut est la même que la touche interaction
GRAPHISME
70
AUDIO
70
Contenu
75
Gameplay
70
Fun
75
*Test réalisé à partir de la version PS4
  • Ost peu diversifiée mais les thèmes iconiques sont là et ça fait mouche
  • Bonne durée de vie et rejouabilité
  • Une aventure agréable si l'on sait dans quoi on s'engage
  • Les classes et sorts pour une bonne customisation
  • Direction artistique choupi qui fonctionne
  • Doublage japonais sympa
  • Le new game + vraiment bien foutu
  • Scénario pas dingo
  • Les soucis de caméra en combat
  • Le lock qui change tout seul
  • Beaucoup de retraversée dans les zones déjà faites
  • Attendre le changement de classe pour que le jeu s'envole
  • Des boss au gimmick / patern pas fun (vole tout le temps, fuit etc.)
  • La touche saut est la même que la touche interaction
TEST

Trials of Mana

Textes : 🇫🇷 |  Voix : 🇬🇧 🇯🇵

Accessibilité:
Temps de lecture : 8 minutes

La saga des Mana, ou Seiken Densetsu, s’est surtout fait connaître grâce au succès du second opus, Secret of Mana sur Snes. Ce troisième épisode, sorti en 1995, a dû attendre 2019 et la compilation Collection of mana pour voyager en Occident, mais sans localisation française. Pourtant cité par les fans comme l’un des meilleurs de la série, il était dommage pour nous autres Frenchies de ne pas pouvoir s’y essayer. Heureusement, un remake débarqua en 2020 pour réparer cette infamie, et c’est avec pas mal de retard, il est vrai, que je me suis finalement lancé dans cette aventure.

 

Duran Duran

Loki, le chevalier d’or, est parti affronter un dragon et n’est jamais revenu. Incapable de se remettre de sa disparition, sa femme dépérit et succombe à la maladie. Leurs deux enfants, Duran et sa p’tite sœur Wendy, se retrouvent alors confiés à leur tante Stella. Duran grandit pour devenir un guerrier aussi habile à l’épée que dévoré par l’ambition de devenir encore et toujours plus fort. Un beau soir, il fait la rencontre du sorcier pourpre, bien plus fort que lui, et il l’a mauvaise. Ce sorcier pourrait venir d’une contrée voisine, être un espion, un assassin… Duran veut en avoir le cœur net, il se met sur ses traces et part à l’aventure direction la ville de Wendel !

Ce scénario de départ est lié au choix de mon héros principal, Duran, l’épéiste de type taper taper. Si vous choisissez un autre perso parmi Riesz l’amazone naze qui laisse son frère se faire capturer, Charlotte la petite fille insouciante qui chouine, Kevin le lycanthrope fan de DBZ, Angela la magicienne coquine et Hawkeye le fameux beau gosse voleur, votre prélude sera différent. La trame principale ne varie pas selon votre choix, à l’exception du boss de fin de quête principale, mais les fins seront identiques.

Les backgrounds des persos sont souvent dramatiques et liés, ils s’entremêlent d’ailleurs ponctuellement. Il ne faut pas s’attendre à un grand scénar avec une écriture haletante et passionnante, mais on n’est pas non plus en présence d’un nanar. C’est classique, simple, parfois pas très cohérent, mais bon ça ne s’éternise pas pour rien, et on avance sans se faire de nœud au cerveau. Les Mana ont toujours été ainsi, et cet opus ne déroge pas à la règle.  Fins convenues, rebondissements visibles à 3km, néanmoins ce n’est pas là que réside le point fort du jeu. Et toujours est-il que finir le jeu avec tous les persos sera nécessaire, si vous voulez faire le 100%.

 

La classe, tu l'as ou tu l'as pas !

Pour débuter l’aventure, il faut donc choisir son perso principal et les deux acolytes qui le soutiendront dans sa destinée. On jouera leurs trois préludes respectifs avant de véritablement se lancer ensemble dans l’aventure depuis la cité de Jadd.

Trials of Mana est un action-RPG japonais tout ce qu’il y a de plus classique. On va suivre une aventure très linéaire, avec un objectif toujours clairement indiqué sur la map et des zones qui se dévoilent sous forme de couloirs au fil de votre avancement. Il est impossible de se perdre et de ne pas savoir ce que l’on doit faire. Les coffres, point jaunes ou jarre à péter sont nombreux et récompensent le moindre recoin. Le jeu est parfois même trop généreux. L’exploration reste limitée, mais les environnements sont agréables à parcourir.

Ils sont cependant remplis d’ennemis qui voudront en découdre. Le système de combat se décrit comme suit : en s’approchant des ennemis, une mini arène se déclenche, on dégaine, et on smash la touche d’attaque. On contrôle un perso à la fois, avec la possibilité de switcher très facilement de l’un à l’autre. Un menu stratégie permet de paramétrer un poil le comportement des persos lorsque l’IA les contrôle, mais ne vous attendez pas à des merveilles celle-ci est plutôt mauvaise. En tuant les ennemis, on fait apparaître des cristaux bleus qui rempliront une jauge, permettant de lancer des coups spéciaux bien pratiques. On dispose également de coups de base, fort ou chargé, ainsi que des capacités de saut et d’esquive. Le lock d’un ennemi est possible via R3, mais il se désengage souvent tout seul, en fonction de la distance avec les ennemis ou de la direction du regard, ce qui s’avère rapidement agaçant. Sachez qu’il est possible de rebind les touches, mais de façon limitée (choix possibles suggérés pour chaque touche).

Bref, une fois les vilains vaincus, on gagne de l’argent, quelques objets et surtout des points d’expérience. A chaque level gagné, les stats augmentent et on gagne des points d’évolution à placer dans 5 arbres différents (Force, Sagesse, Intelligence, Resistance et Chance). Plus on met de points dans un même arbre de talent, plus on débloque de compétences passives ou actives liées à cet arbre. Au départ on est assez limité sur le nombre d’emplacements pour équiper des compétences, mais cela augmentera par la suite. Des raccourcis permettent de lancer attaques et magies rapidement, plutôt que de passer par le menu radial en pause active rappelant Seiken Densetsu II. Le menu d’objets comporte 12 emplacements, mais limitera à 9 exemplaires chacun pour les combats, ce qui est amplement suffisant en mode Normal mais peut s’avérer plus challengeant dans les autres modes de difficulté en fonction votre level et votre skill. D’ailleurs la difficulté est modifiable à tout moment dans les options (débutant, facile, normal, difficile…).

L’un des véritables atouts du jeu réside dans son système de classe. Deux paliers de level vous permettent de choisir plusieurs classes pour vos héros : le premier au level 18 et le second au level 38, à condition de se trouver devant une pierre de mana et, pour le deuxième, de posséder l’objet requis. Ces objets s’obtiennent en faisant pousser une graine dans un pot : dans chaque auberge ou près des statues de Mana (qui servent aussi de checkpoints), un bac de terre permet de faire pousser instantanément des graines glanées durant les combats ou l’explo, octroyant divers objets et équipements. Plus on utilise le bac, plus son niveau augmente, et plus les chances de loot intéressant augmentent aussi. Et oui, un p’tit côté random gacha est présent. Donc un côté loot random pour les bonnes graines et la bonne classe s’installe, et peut amener un coté frustrant. Pour réinitialiser la classe, il faut aussi le bon objet…vraiment pas terrible comme idée.

Lors du changement de classe, deux possibilités s’offrent au perso. Par exemple, pour Duran soit chevalier, soit gladiateur (côté lumière ou ténèbres) avec des compétences et des stats qui varient en fonction du choix. Cela fait également changer l’apparence du perso, même s’il reste possible de revenir au costume d’origine dans le menu de sélection des outfits. A noter que changer de classe est également crucial pour apprendre de nouvelles skills et avoir de nouveaux slots pour équiper des compétences, c’est donc un passage obligé.

Une fois la quête principale terminée (après environ 25h), une petite étoile apparaît sur votre save, et après l’avoir chargée on s’aperçoit qu’une nouvelle aventure propre au remake prend place dans la bibliothèque de Forséna : nouveau boss, nouveau donjon, 4ème classe, apparition d’Anise la sorcière… Après avoir battu Anise, on débloque le new game +. Ce mode conserve le level, les points d’entraînement, les équipements, les compétences partagées, l’argent, les objets standard, les Cactus trouvés et le niveau du pot à graines, mais remet à zéro les objets de clé et de 4ème classe. De même, vos personnages retrouvent leur classe de départ et les points d’entraînement utilisés vous sont remboursés. En contrepartie, le simple fait de relancer le jeu permettra d’augmenter de 300% les point d’XP de tous les alliés et de nouvelles compétences partagées exclusives au new game + seront débloquées, offrant des bonus pour chacun des six héros. Un bel ajout pour ceux qui souhaiteront repartir à l’aventure avec une autre équipe, la rejouabilité étant précisément l’un des points forts du titre.

Pour finir, il y aussi des petits cactus à trouver (50 au total) dans chaque map. Plus on en trouve, et plus les récompenses sont intéressantes : réductions chez le marchand, révélation des coffres manqués, etc.

 

trials of mana soundtrack
kong music
La tribu de Mana

Graphiquement, le jeu fait un peu daté techniquement, mais son univers très coloré et son charme indéniable permet de faire oublier un peu ce sentiment. Les personnages, boss et PNJ, ainsi que les villes et autres environnements sont agréables à découvrir et suffisamment diversifiés, même si l’ensemble reste assez classique. Les effets des sorts et compétences manquent en revanche de finition pour la grande majorités, dommage vu la fréquence des combats. Les visages des persos font quant à eux très « poupées plastiques », avec une expressivité quasi inexistante, ce qui contraste avec le reste du character design, assez choupi.

Du côté de l’OST, les thèmes sont sympas, même si leur diversité limitée finit par lasser à force. On a le choix entre la version d’origine ou une version remake des mélodies, ce qui est plutôt bien. Les doublages japonais (ceux que j’ai choisis) sont plutôt bons, tout n’est pas doublé mais ce qui l’est, l’est de manière satisfaisante. Les effets sonores sont aussi efficaces.

 

Essaye encore

C’est coloré, c’est dynamique, on bourre et ce n’est pas très compliqué. On débloque des choses tout du long, on customise nos persos et les environnements sont sympas à traverser. Cela dit, le challenge en mode normal n’est pas très relevé (normal), mais les soucis de gameplay comme le lock ou la caméra usent l’endurance du joueur sur la longueur. Tout comme le fait de devoir repasser inlassablement par des zones déjà explorées : scénaristiquement ça s’explique, mais ce n’est jamais très fun. Pour le reste, l’histoire est assez naze et les backgrounds des persos aussi, néanmoins si on cherche un jeu coloré pas prise de tête, il y a un je-ne-sais-quoi d’attachant et un goût de reviens-y dans ce jeu. Je le conseille aux fans de Mana car c’est un bon jeu pour la saga, et aussi aux autres à condition qu’ils sachent bien dans quoi ils s’engagent.

 

Rédacteur en chef CritiKong - Fan de gorilles et de JV qui attend désespérément Shadow Hearts 4...

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