*Test réalisé à partir de la version PC
- L’atmosphère générale du jeu
- Nivalis grande mégalopole mystérieuse
- Camus
- Beaucoup de PNJs différents
- La quête de CORA
- L’OST (quand elle fonctionne)
- Bugs de son, de contrôle
- Rania personnage trop distant
- Une fin sympa mais qui ne répond pas à toutes les questions
- Une monotonie de gameplay et visuelle s'installe peu à peu
*Test réalisé à partir de la version PC
- L’atmosphère générale du jeu
- Nivalis grande mégalopole mystérieuse
- Camus
- Beaucoup de PNJs différents
- La quête de CORA
- L’OST (quand elle fonctionne)
- Bugs de son, de contrôle
- Rania personnage trop distant
- Une fin sympa mais qui ne répond pas à toutes les questions
- Une monotonie de gameplay et visuelle s'installe peu à peu
Parmi la tonne de « petits » jeux indépendants, certains parviennent à vous taper dans l’œil grâce à leur ambiance et leur univers unique, c’est sans nul doute le cas de Cloudpunk. Développé par le studio Berlinois Ion Lands, Cloudpunk est un jeu mêlant narration et livraison dans un univers futuriste cyberpunk.
Le facteur sonne toujours deux fois
L’histoire se déroule dans la grande ville de Nivalis. On fait la rencontre de Rania, protagoniste féminin qui, par un concours de circonstances, se retrouve à remplacer un chauffeur accidenté. Rania a vraiment besoin de bosser, elle accepte donc ce job sans être trop regardante. L’entreprise de transport qui l’emploie, Cloudpunk, est spécialisée dans la livraison de colis plus ou moins légaux. Leur devise est simple : pas de questions, pas de problèmes, juste des clients à satisfaire.
On va donc réaliser une succession de livraisons et vivre les péripéties afférentes. Le jeu est tout de même très narratif, que ce soit pendant le trajet de livraison ou bien lors de la remise. Certains PNJs assez bavards vont en profiter pour raconter leur vie, leurs problèmes ou toute autre chose. On rencontre ainsi une galerie de personnages bien variés, et même si tous ne marquent pas autant les esprits, on peut au moins souligner le travail effectué pour les rendre bien distincts les uns des autres. Cependant, un point m’a gêné : l’attitude de Rania. Elle apparaît souvent distante, désabusée, voire même trop pragmatique. Elle est là pour prendre son salaire et c’est tout. Elle semble trop détachée du monde qui l’entoure et ne ressent pas grand-chose face aux découvertes qu’elle fait. C’est un peu bizarre, car contrôler un perso avec un tel détachement émotionnel ne permet pas au joueur de s’attacher au protagoniste. Heureusement, elle est accompagnée de Camus, son chien, qui est bien plus sympa et intéressant. Autre point notable, le jeu offre parfois des choix de dialogues qui influent sur certaines missions. Les conséquences sont généralement minimes, sauf dans la dernière mission, qui propose deux fins bien distinctes selon vos décisions.
Il n’y a pas vraiment de fil conducteur évident entre les différentes livraisons. On fait notre job, on enchaîne les missions, et de temps en temps, une livraison plus scénarisée fait avancer l’intrigue principale, et nous en apprend plus sur Nivalis et ses secrets. Ces missions clés, bien que captivantes, sont malheureusement diluées dans le reste. Un peu dommage car l’intrigue liée à CORA (je ne peux pas en dire plus) est plutôt sympa, mais perd un peu en intensité à cause de ce découpage. D’ailleurs la fin du jeu (peu importe laquelle) arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Et malgré une bonne mise en scène, elle ne répond pas à toutes les interrogations que le jeu a soulevé durant notre exploration. Il faudra une petite dizaine d’heures pour terminer le jeu tranquillement.
Amassons
Niveau gameplay, comme c’est un jeu très balade / narratif, il ne faut pas s’attendre à des mécaniques complexes. La plupart du temps, Rania pilotera son HOVA (son taxi) tant bien que mal. Sa maniabilité est d’ailleurs loin d’être évidente au début, mais on finit par s’y faire. Pas grand-chose à signaler ici, on sera libre d’explorer Nivalis comme on l’entend, mais si on suit des grands axes balisés, le taxi ira plus vite, il faudra juste faire attention au trafic. Néanmoins, je conseille de sortir des sentiers battus pour explorer les recoins de la ville car, pour peu qu’on adhère au genre, il y a plein de petites choses à explorer / découvrir.
A force de gagner de l’argent, on pourra améliorer notre taxi. Un petit côté gestion / customisation bienvenu, même si ça ne va pas chercher très loin. Cela facilitera surtout les longs déplacements, en augmentant la vitesse ou la capacité du réservoir d’essence par exemple.
En plus du côté taxi, il sera possible de poser pied à terre et de se balader dans quelques zones bien délimitées. On trouvera des marchands, des PNJs, des ascenseurs… et plein d’objets à ramasser ! Des collectables en veux-tu en voilà, certains seront des objets de quêtes secondaires, d’autres des objets à échanger et enfin les fameuses pages de lore. Enfin, anecdote amusante, je me suis surpris à ne plus rien comprendre aux déplacements du personnages lors du passage à pied, et après avoir ragé sur les contrôles du jeu, je me suis rendu compte qu’inverser les axes Y et Z dans les options pour piloter le taxi, les inversait aussi pour les déplacements de Rania… bug ou feature je n’ai pas su le déterminer.
Sound of silence… ou pas
Visuellement, on a le droit à un mélange de pixel et de voxel. Globalement c’est très réussi, Nivalis a ce côté mégalopole très vertigineuse et ses quartiers sont agréables à explorer. Bien sûr il y a de la réutilisation, elle est peut-être un peu trop voyante, mais bon tous les jeux le font. Les PNJs sont tous plus loufoques, excentriques et drogués les uns que les autres. Les décors ne sont pas très variés (normal vu le contexte) pourtant on ne s’ennuie pas à les contempler, tout du moins au début. L’atmosphère qui se dégage du jeu est vraiment son point fort.
Côté son, c’est un peu plus mitigé. L’OST est tout de même assez réussie, avec de très chouettes mélodies, mais il arrive que la musique ne soit pas toujours raccord avec l’action, souvent un thème épique se joue alors qu’il ne se passe rien d’incroyable dans le jeu. D’autre part, les effets sonores sont très forts et persistent lorsque l’on met le jeu en pause. La musique se stoppe parfois de manière abrupte, sans savoir si c’est normal ou un bug. Dommage pour ces quelques bugs qui peuvent atténuer l’immersion continue du joueur.
Blade Runia
Alors qu’ai-je retenu de Cloudpunk ? Une atmosphère bien prenante, un univers cyberpunk assez cool et des panoramas me rappelant parfois Blade Runner. Même si la narration ne m’a pas trop plu, heureusement Camus était là. Le découpage des missions souvent décousu, et la quête de CORA trop diluée m’ont un peu dérangé. De plus, la dernière mission a pop un peu brutalement, sans aucun rapport, ce qui n’a pas réussi à rattraper cette impression. J’ai bien aimé l’univers crée, mais certains bugs et une certaine monotonie qui s’est installée tant dans le gameplay que dans les environnements, m’ont empêché de pleinement savourer l’expérience. Un titre que je recommande, toutefois, à condition de savoir à quoi s’attendre.














