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Temps de lecture : 9 minutes
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GRAPHISME
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AUDIO
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Contenu
70
Gameplay
55
Fun
55
*Test réalisé à partir de la version PC
GRAPHISME
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Gameplay
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Fun
55
  • La direction artistique coloré et agréable
  • Une bande son de qualité
  • Un bon sentiment d'aventure et d'exploration
  • Les pages du manuel à trouver bonne idée et jolies
  • Le level design et la construction du monde
  • Durée de vie 10-15h pour l'histoire principale et beaucoup plus pour tout résoudre
  • Les deux fins possibles même si expéditives
  • Les combats en général et surtout les Boss
  • Bugs de collision, de caméra, de lock
  • Pathing pas toujours très clair
  • Les pages de manuel si on ne les trouve pas comme prévu
  • Trop d'énigmes tirées par les cheveux
  • Le bouton esquive est celui pour interagir...
  • La navigation dans le manuel finit par être un peu lourdingue
  • Pas d’aide si on est bloqué
GRAPHISME
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AUDIO
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Contenu
70
Gameplay
55
Fun
55
*Test réalisé à partir de la version PC
  • La direction artistique coloré et agréable
  • Une bande son de qualité
  • Un bon sentiment d'aventure et d'exploration
  • Les pages du manuel à trouver bonne idée et jolies
  • Le level design et la construction du monde
  • Durée de vie 10-15h pour l'histoire principale et beaucoup plus pour tout résoudre
  • Les deux fins possibles même si expéditives
  • Les combats en général et surtout les Boss
  • Bugs de collision, de caméra, de lock
  • Pathing pas toujours très clair
  • Les pages de manuel si on ne les trouve pas comme prévu
  • Trop d'énigmes tirées par les cheveux
  • Le bouton esquive est celui pour interagir...
  • La navigation dans le manuel finit par être un peu lourdingue
  • Pas d’aide si on est bloqué
TEST

Tunic

Textes : 🇫🇷 | 

Accessibilité:
Temps de lecture : 9 minutes

Développé par le studio canadien Isometricorp Games (alias le collectif Tunic Team), sous la houlette d’Andrew Shouldice, Tunic est un jeu d’action aventure réflexion dans un univers coloré et mignon, en vue isométrique. Au premier coup d’œil, et notamment par le look du personnage principal, on pourrait se croire en présence d’un zelda-like, mais le définir simplement en ces termes serait assez réducteur, car ce jeu a vraiment son identité propre et propose des idées de gameplay assez singulières. Mais entre avoir de bonnes idées et pouvoir les mettre en place de manière efficace, il y a souvent un monde…

 

Héros en tunique verte 

On incarne un petit renard qui se réveille, seul, sur un bout de carte. On s’aventure avec anxiété dans un monde mystérieux et hostile, peuplé de petite bêtes méchantes et agressives. Un bout de bois nous sert de première arme, mais son efficacité ne nous rassure pas vraiment. On avance, et on finit par trouver une grande porte de temple, en la touchant, notre esprit se retrouve propulsé dans un monde en ruines, sans vie, on suit le chemin et on voit l’esprit d’une renarde enfermée, emprisonnée dans une barrière d’énergie. Est-ce notre but de l’aider ? Qui est-elle ? Et paf, nous voilà de retour dans l’autre monde. On se fait tuer par des méchants, on la revoit, elle nous ressuscite. Chelou cette histoire ! L’intrigue de l’aventure se dévoilera au fur et à mesure de notre avancement.

Bon disons-le clairement, le scénario n’est pas très recherché, ni étoffé. On sent bien que l’histoire n’est qu’un prétexte pour envoyer notre renardeau à l’aventure et découvrir les mystères de ce monde. J’y reviendrai plus longuement, mais sachez qu’il existe deux fins possibles en fonction de votre taux d’accomplissement, mais qu’elles-mêmes ne s’attardent pas et sont aussi expéditives l’une que l’autre. Bref, ça fait le strict minimum mais l’important n’est pas là.

 

Tunic l'ambiance

Comme énoncé plus haut, Tunic est un jeu d’action-aventure en vue isométrique. On dispose d’une barre de vie et d’une barre d’endurance. On gagne des cristaux en tuant des monstres, mais on perd les nôtres si on meurt, il faudra donc revenir les chercher au risque de tout perdre. Des statues nous redonnent de la vie, mais feront respawn les monstres si l’on utilise cette capacité. On peut également augmenter nos caractéristiques avec nos cristaux durement gagnés (attaque, PV, magie etc.), par contre ils servent aussi à acheter des objets (potions…), donc il faudra bien gérer. Oui, sous ses airs de Zelda-like, on retrouve des éléments de type souls.

C’est un jeu dans lequel l’exploration prend une part très importante. Elle est souvent récompensée par des cristaux ou par des trouvailles comme des marchands secrets ou des objets qui pourront augmenter certaines de nos stats, comme notre vie max par exemple. La vue isométrique permet également de jouer avec la perspective, et en ce point, Tunic n’hésite pas à cacher des chemins, des entrées. Il faut donc bien frotter les murs et bien regarder partout. Il y a la possibilité d’incliner la caméra en appuyant sur une touche, ça change un peu la perspective car on passe à une vue quasi du dessus, ce qui permet de révéler des passages ou autres. Cependant, il arrive souvent que le jeu vous montre quelque chose qui a l’air atteignable dans l’instant, alors qu’il faudra y revenir bien plus tard pour le débloquer. Un peu frustrant. Ce n’est pas une mécanique nouvelle dans ce genre de jeu, mais disons qu’ici ça se répète un peu trop à mon goût.

La première chose à faire est de trouver des pages de manuel, ces pages correspondent au livret que l’on trouvait dans les boîtes de jeu d’autrefois, elles servent de tutoriel et donnent des astuces pour comprendre des mécaniques de gameplay disséminées dans le jeu. Elles sont très jolies et peuvent changer radicalement votre expérience une fois certaines mécaniques comprises. Il faut avouer que j’ai trouvé cette feature bien pensée et originale au début. Mais force est de constater que si on en loupe, ou si on les débloque très tardivement, on peut se rendre l’aventure beaucoup plus compliquée. C’est un risque qui a été pris, mais qui peut s’avérer frustrant car des choses aussi basiques que le fait de up ses stats peuvent être manquées… Bref, il y en a un bon paquet de cachées et certaines d’entre elles sont vraiment retord à trouver.

Un autre point frustrant pour moi réside dans les combats du jeu. On sent tout de suite une certaine lourdeur dans les mouvements de notre personnage. Les animations sont rigides, pas de full cancel sur l’esquive, il faut donc bien réfléchir aux moments où l’on veut placer une attaque. Pendant mon aventure, j’ai eu le droit à plusieurs bugs comme des snipers qui tirent à travers les collisions du décor, ou le grappin (outil que l’on débloque via notre avancée) qui attire des ennemis, qui se sont retrouvés bloqués dans les éléments du décor. Tout cela donne un côté frustrant et pas fini. De plus, bon nombre d’ennemis se déplaceront vers l’arrière, ou vont se tp. Viendra alors ce moment adoré où il faut chasser les monstres pour pouvoir les toucher, vrai panache dans un jeu de combat. Malheureusement, votre vitesse de déplacement, votre allonge courte et une perspective pas toujours claire réveilleront votre plus sombre instinct colérique lors des combats. D’autant plus que l’esquive ne sort pas toujours au bon moment, car il faut attendre la fin d’une animation et bien orienter le stick vers là où on veut aller… pratique quand on chasse… En plus l’esquive est sur le même bouton que les interactions, ce qui donne parfois des choses cocasses.

 

Toute cette frustration liée aux combats se retrouve bien mise en évidence lors des combats de boss. Ils sont assez mauvais, il n’y a pas de ressenti de coup, pas de vrai feedback quand on se fait toucher, lors de certains passages la caméra vous abandonne, comme contre la grosse machine araignée. Bref, ce n’est pas dingue. Aussi, on ne gagne pas de cristaux en battant les boss, on ne récompense pas le joueur. A cela s’ajoute l’impression que les boss sont boostés en vitesse et en vitesse d’anim pour amener une difficulté très artificielle, et pas toujours basée sur le skill. Les hitbox sont elles aussi un peu bancales, bref si le challenge vous semble trop compliqué sachez qu’un mode invincible existe… Vous l’aurez compris, les combats dans leur ensemble ne sont clairement pas le point fort du jeu.

Par contre, le point fort du jeu est pour moi son level design. Que ce soit dans les donjons ou dans la construction du monde en général, tout est bien pensé. Certes, il y a bien quelques raccourcis un peu bizarres, mais globalement c’est très satisfaisant. D’ailleurs, en explorant on finit par revenir sur un lieu connu et on peut se dire « aah mais je pouvais passer par là ! » et oui on pouvait ! Seul bémol sur ce volet, j’ai trouvé qu’il était parfois vraiment difficile de savoir quelle est la prochaine étape pour faire avancer l’histoire, certains aiment, d’autres moins. Mais le jeu ne vous aidera jamais si vous êtes bloqués.

Par ailleurs si vous êtes complétiste, et qu’après avoir récolté toutes les pages du manuel (ce qui est déjà un sacré boulot) vous voulez prolonger le plaisir, mais plus en mode réflexion qu’action, sachez que Tunic offre cette opportunité. 20 fées sont à trouver en faisant une séquence de touches sur les bons lieux, ainsi que 12 trésors secrets. Le manuel et votre mémoire de l’environnement seront vos meilleurs atouts, même si certaines étapes sont impossibles à deviner sans guide. D’autres demanderont de réaliser des séquences improbables d’une quarantaine de touches, fun ou pas, à vous de voir…

Pour finir, sachez que 2 fins sont disponibles, une bonne et une mauvaise, elles dépendent de la complétion du manuel, je le dis même si ça spoil car rien ne le suggère forcément. Les 2 fins sont courtes, vite envoyées et terminent l’aventure presque brutalement, tout ça pour ça ! Une durée un peu plus longue pour rendre l’accomplissement plus intense n’aurait pas été de trop. Il m’a fallu environ 15h pour boucler l’aventure principale, et bien plus pour trouver tous les secrets, et débloquer la bonne fin. (Ou alors suivez un guide ça va plus vite si vous n’aimez pas les puzzles). Après avoir terminé la première partie, il y a un New Game + qui permet de recommencer avec des éléments conservés (certains objets, stats, pages de manuel), une petite surprise également en termes de personnage jouable, mais je n’ai pas poussé plus loin pour savoir si en finissant le NG+ ça débloque autre chose…

 

Tunic OST_cover
kong music
Vive la techtunik

Niveau audio, l’OST est vraiment de qualité, les thèmes s’enchaînent vraiment bien et collent aux environnements et à l’univers qui se dévoilent. Il y a quand même une mini prise de risque avec un flow mi-futuriste, mi-mystérieux, mais qui fonctionne bien car la direction artistique va de pair. Les passages plus intenses ou émotionnels sont très bien accompagnés. Les effets sonores lors des combats auraient pu être davantage travaillés, mais cela reste satisfaisant. On notera peut-être une certaine redondance des mélodies car elles ne sont pas très nombreuses, et peut-être aussi un manque de thèmes vraiment mémorables, mis à part peut-être le thème principal, mais cela est très subjectif. A noter qu’il n’y a pas de doublages, des textes box apparaissent lorsqu’il y a quelque chose à raconter.

Graphiquement, c’est très choupi, coloré. Un effort est fait pour essayer de diversifier le voyage. Le travail des ombres et des perspectives est souvent malin, même si parfois cela paraît capillotracté. C’est aussi presque un trompe l’œil, car si on s’attend à un jeu chill et relax, on va être surpris. Les feuilles du manuel sont très jolies et donnent envie de le compléter entièrement. Les petits détails disséminés furtivement dans l’environnement pour indiquer les énigmes et leur résolution sont généralement bien trouvés.

 

Renardeau des surfaces

Bon globalement, comme beaucoup, j’ai acheté le jeu pour son côté renard choupi et ses vidéos qui me faisaient penser à un jeu à la Zelda. Finalement c’est un jeu assez dur, avec des combats loin d’être parfaits, et une dimension réflexion et puzzle qui m’a assez vite épuisé. Les pages de manuels, l’univers et l’immersion fonctionnent, mais pour tout le reste je suis assez déçu. Un côté metroidvania pas très clair, un pathing flou, des boss pétés aux hitbox bizarres et des énigmes endgame très compliquées me laissent un arrière-goût amer. Dommage, car le début est très emballant et je peux comprendre pourquoi d’autres vont l’aimer, mais en tout cas pour moi ça n’a pas matché plus que ça.

 

Rédacteur en chef CritiKong - Fan de gorilles et de JV qui attend désespérément Shadow Hearts 4...

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