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Temps de lecture : 6 minutes
66
GRAPHISME
75
AUDIO
70
Contenu
60
Gameplay
60
Fun
65
*test réalisé à partir d'une version PC
GRAPHISME
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AUDIO
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Contenu
60
Gameplay
60
Fun
65
  • L’ambiance, l’univers
  • La modélisation et les animations chat
  • Une durée de vie qui lui sied
  • Une OST et des effets sonores sympas
  • Une intrigue et un mystère qui fonctionnent
  • Un chara design sympa
  • Un gameplay très simpliste
  • Le système de saut un peu old school et limitant
  • Jouer comme un chat n’apporte rien
  • Les soucis de caméra
  • Une fin trop ouverte
  • 30 € ça me semble trop cher
GRAPHISME
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AUDIO
70
Contenu
60
Gameplay
60
Fun
65
*test réalisé à partir d'une version PC
  • L’ambiance, l’univers
  • La modélisation et les animations chat
  • Une durée de vie qui lui sied
  • Une OST et des effets sonores sympas
  • Une intrigue et un mystère qui fonctionnent
  • Un chara design sympa
  • Un gameplay très simpliste
  • Le système de saut un peu old school et limitant
  • Jouer comme un chat n’apporte rien
  • Les soucis de caméra
  • Une fin trop ouverte
  • 30 € ça me semble trop cher
TEST

Stray

Textes : 🇫🇷 | 

Accessibilité:
Temps de lecture : 6 minutes

Développé par le studio français montpelliérain BlueTwelve Studio, Stray est un jeu d’aventure, balade, exploration, contemplation dans un monde post-apocalyptique. Attrayant au premier regard par l’univers proposé, et surtout parce qu’on peut jouer un potichat, que doit-on attendre de ce Stray tant au niveau gameplay que scénaristiquement ?

 

Téléchat

Le jeu débute par une belle journée ensoleillée où l’on découvre des chats qui se baladent dans une usine désaffectée, ou tout du moins un lieu où la nature a repris ses droits. On ronronne, on se balade, on fait la sieste, une vie de chat paisible et agréable. Seulement voilà, alors que l’on se promène sur une passerelle pas très solide, celle-ci va céder, et l’un des matous va faire une chute vertigineuse qui se terminera dans des soubassements assez lugubres. Le félin finit par reprendre ses esprits en se léchant un peu la patoune, puis il va s’aventurer un peu plus loin pour savoir s’il est possible de remonter à la surface. Il va finir par découvrir une cyber-cité délabrée et qui semble laissée à l’abandon. Seuls quelques robots avec des moniteurs de minitel en guise de tête y ont trouvé refuge. Pourquoi sont-ils ici ? Qui sont-ils ? Et enfin, est-ce qu’ils connaissent un moyen de remonter à la surface ? Autant de questions que notre aventure nous dévoilera.

Sans spoiler outre mesure, sachez tout de même que vous ne serez pas seul dans cette aventure puisque B-12, un drone, vous accompagnera assez vite dans l’histoire. La relation entre les deux protagonistes est assez sympa et même presque attachante. Il nous aidera à affronter les dangers et obstacles que l’on rencontrera dans notre quête et nous aidera notamment à affronter des ennemis pas très jolis, les Zurks.

Globalement, les péripéties et les rencontres que l’on va faire suffisent à susciter une certaine envie de découvrir le monde qui nous entoure. D’ailleurs l’ambiance qui se dégage du titre est indubitablement le point fort du jeu. L’aventure dure environ 4h, un peu plus pour le 100%. Pour finir sachez également que la fin est très ouverte et invite à une suite, on reste sur notre faim, et beaucoup de questions resteront sans réponse.

 

Sauter n'est pas jouer

Le jeu se découpe en chapitres, dans lesquels les lieux visités sont assez cloisonnés et étriqués et dans lesquels les interactions possibles y seront assez limitées.

Les principales interactions consisteront à se balader et sauter de manière scriptée. En effet, les sauts ne sont pas libres : on bouge la caméra, et c’est seulement à l’observation d’un bouton contextuel sur un élément du décor que l’on pourra sauter pour s’y rendre. Assez old school, il faut bien l’avouer. Bon, il y a quand même beaucoup d’endroits sur lesquels on peut aller, donc ce n’est pas vraiment frustrant, mais c’est à noter.

Le reste du gameplay se limitera à discuter avec les robots, à ramasser des objets ou à activer des interrupteurs, on est pas très loin de ce que l’on appelle un « walking simulator ». Néanmoins, certains ennemis, qui apparaîtront plus tard dans le jeu, vous demanderont d’être un peu réveillé pour les affronter, il ne s’agira pas de phases d’action à proprement parler, mais elles permettent de dynamiser un peu l’expérience, ce qui est plutôt bienvenu.

Par ailleurs, si la narration de l’histoire principale est sympa, les quêtes pour la faire avancer, elles, ne le sont pas toujours : chercher des habits, aller chercher un objet, appuyer sur un interrupteur… on est sur du minimum en termes de gameplay, mais presque aussi en termes de créativité. Heureusement, les environnements dans lesquels on « joue » viennent atténuer cette sensation. Je noterai également comme point négatif que le fait de jouer un chat n’est pas vraiment approfondi. On aurait tout aussi bien pu jouer un rat, le résultat aurait été identique. C’est dommage que les interactions typiquement félines qui servent réellement au gameplay soient bien trop rares et insuffisamment exploitées.

Enfin, il y a des collectibles à trouver : partitions de musiques, souvenir de B-12 etc., comme dans tous les jeux, ce n’est pas obligatoire, mais si vous aimez explorer c’est présent.

 

stray ost cover
kong music
Moi vouloir être chat

Graphiquement, le jeu propose une direction artistique efficace. Tout d’abord, les environnements proposés sont agréables et participent très bien à immerger le joueur dans cette ambiance si particulière. Les différents lieux et décors, bien que peu nombreux, sont cohérents dans ce qu’ils proposent et raccord avec l’histoire. Les animations des PNJs, là encore peu nombreuses, sont tout de même sympas et choupies, comme celles du matou.

Quant à l’OST, je l’ai trouvée sympa, mais aucun thème ne m’est resté en mémoire. Globalement c’est assez discret, cela relève plus de la musique d’ambiance, mais ça accompagne très bien. Les effets sonores sont cools, les petits bruits qui font office de dialogues avec les robots sont bien trouvés, car oui, il n’y a pas de dialogues doublés à proprement parler.

 

Ch'attends la suite

J’ai plutôt apprécié Stray, surtout pour son univers, son atmosphère et l’intrigue mystérieuse qu’il met en place. J’ai trouvé un peu dommage d’être autant limité dans les sauts et que les quêtes manquent de consistance. Finalement, je suis content qu’il ne dure que 4h, car je pense qu’une durée de vie plus longue lui aurait davantage nui qu’autre chose. Je recommande tout de même ce jeu, mais pas à 30 euros, et j’ai également hâte de savoir si une suite verra le jour pour répondre à une fin bien trop ouverte en l’état.

 

Rédacteur en chef CritiKong - Fan de gorilles et de JV qui attend désespérément Shadow Hearts 4...

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