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Temps de lecture : 8 minutes

Textes : 🇫🇷 | Voix : 🇬🇧 🇯🇵

Accessibilité:
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GRAPHISME
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Contenu
80
Gameplay
75
Fun
70
*Test réalisé à partir de la version PS5
GRAPHISME
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Gameplay
75
Fun
70
  • La direction artistique
  • Le design des persos
  • Une modélisation 3D pour un vrai remake
  • 60h pour la quête principale
  • Ingéniosité du mode hybride action / tour par tour
  • Le doublage japonais
  • Beaucoup de quartz différents pour une bonne customisation
  • Narration bien écrite (mais pas toujours intéressante)
  • Scénario pas ouf, lent, qui est juste un long prologue
  • Des combats de Boss mal équilibrés
  • Difficulté à bien cibler l’ennemi que l’on veut
  • Une fin ou tout arrive d’un coup pour donner envie d’acheter le second
  • Tuto orbement/quartz pas assez didactique
  • OST peu mémorable
  • Structure des régions assez semblable
  • Le dernier donjon absurde en ennemis et des étages identiques…
GRAPHISME
85
AUDIO
75
Contenu
80
Gameplay
75
Fun
70
*Test réalisé à partir de la version PS5
  • La direction artistique
  • Le design des persos
  • Une modélisation 3D pour un vrai remake
  • 60h pour la quête principale
  • Ingéniosité du mode hybride action / tour par tour
  • Le doublage japonais
  • Beaucoup de quartz différents pour une bonne customisation
  • Narration bien écrite (mais pas toujours intéressante)
  • Scénario pas ouf, lent, qui est juste un long prologue
  • Des combats de Boss mal équilibrés
  • Difficulté à bien cibler l’ennemi que l’on veut
  • Une fin ou tout arrive d’un coup pour donner envie d’acheter le second
  • Tuto orbement/quartz pas assez didactique
  • OST peu mémorable
  • Structure des régions assez semblable
  • Le dernier donjon absurde en ennemis et des étages identiques…
TEST

Trails in the Sky 1st Chapter

Textes : 🇫🇷 |  Voix : 🇬🇧 🇯🇵

Accessibilité:
Temps de lecture : 8 minutes

Remake attendu du premier volet sorti en 2004, Trails in the sky 1st Chapter est, comme son nom l’indique, le premier opus d’une saga qui compte aujourd’hui 12 épisodes et a su s’imposer comme une véritable franchise de JRPG. En ce qui concerne cet opus, on se retrouve face à un JRPG au tour par tour, mettant l’accent sur une narration riche, mais dont la progression est assez lente, en partie parce que les personnages mis en scène sont nombreux. Ce remake a bénéficié d’un relooking intégral : passage à la 3D, doublages et ajout d’options de qualité de vie pour rendre la traversée aussi agréable que possible. Si pour les fans cela relève du rêve éveillé, qu’en est-il pour ceux qui, comme moi, vont découvrir la franchise via cet opus ?

 

À la recherche du père perdu

Avant toute chose, je rappelle qu’il s’agit d’un « first » chapter : l’histoire se déroule et se complète sur l’intégralité des opus. Ce jeu n’est donc qu’un (très) long prologue posant les bases d’intrigues dont les dénouements ne seront pas au rendez-vous ici.

On fait assez vite connaissance avec la famille Bright : le papa, Cassius, sa fille Estelle et Joshua, un jeune garçon adoptif recueilli lors d’une nuit mouvementée. Joshua va grandir dans cette famille et devenir le frérot parfait, presque insupportable, tant il est beau gosse, intelligent, capable de tout faire (même cuisiner) et anticipe chaque situation. Bref, on se doute de suite que le passé mystérieux du garçon va être l’une des intrigues du jeu et, bien sûr, on ne s’y trompe pas. Tout comme leur papounet, les deux jeunes deviennent Egides, une sorte de mercenaires bienveillants rattachés à une région, qui offrent leurs services à quiconque passe un contrat via leur guilde d’Egides. Alors qu’ils rentrent d’une mission intense, leur père est appelé en urgence et doit partir pour plusieurs mois, laissant les deux jeunots un peu paniqués. Le temps passe, Cassius ne rentre toujours pas, aussi nos deux héros prennent leur courage à deux mains et partent à sa recherche. Le hic c’est que pour changer de région en tant qu’Egides, il faut d’abord faire ses preuves dans sa région de rattachement et obtenir une lettre de recommandation, ce qui implique d’aller aider les PNJs du coin.

Déjà que le pitch de départ n’est pas très original, mais le pire c’est que le déroulement de cette intrigue sera extrêmement dilué tout au long des 60h de jeu qu’il vous faudra pour boucler l’aventure principale. C’est le reproche principal que l’on peut faire au jeu qui relève plus d’une mise en place interminable que d’une véritable première partie. Comme dans une saison 1 tellement étirée en longueur qu’elle en oublierait son propos, tout finit par arriver comme un cheveu sur la soupe à la fin de l’opus, comme pour vous montrer tout ce qui se cachait et vous donner envie de revenir pour la saison 2. Mais en jeux vidéo, c’est lent, trèèès lent et les intrigues propres à chaque région explorée ne sont pas suffisamment prenantes pour nous faire patienter convenablement.

C’est dommage, car la narration est plutôt efficace, bien écrite, avec des touches d’humour qui font mouche et les personnages rencontrés ont chacun leur singularité. Mais personnellement, je me suis quand même ennuyé à de nombreux moments.

 

L'orbement est un art

Comme énoncé en intro, Trails in the sky 1st chapter est un JRPG au tour par tour. On y trouve une partie exploration à la structure répétée d’une région à l’autre, et un système de combat hybride permettant de choisir entre action en temps réel et tour par tour, mais j’y reviendrai plus tard.

L’avancement du jeu est linéaire : l’objectif principal est affiché sur la map, et l’on doit s’y rendre, rien de compliqué. Il existe aussi des quêtes secondaires limitées dans le temps, comprenez que si vous avancez trop dans l’histoire principale, elles finiront par disparaître. Si tel est le cas, rien de dramatique, elles ne sont que peu développées et se limitent à de la chasse de monstres et à de la collecte d’objets, rien de très intéressant mais ça gonfle le contenu. Chaque région se compose d’une grande ville abritant la guilde des Egides, et de zones à explorer reliées par de grands couloirs. L’exploration de ces zones sauvages est rendue assez sympa grâce à quelques coffres et ressources disséminés qui évitent de trop s’ennuyer lors des traversées.

Côté combats, un système plutôt malin permet de bénéficier à la fois d’un mode action en temps réel et d’un mode tour par tour plus classique. En effet, on peut smasher le bouton attaque simple pour entrer dans le vif du sujet et secouer ses ennemis, ensuite libre à vous de continuer comme ça jusqu’à leur mort, même si certains adversaires rendent la chose très fastidieuse. Autrement, vous pouvez attendre de monter leur jauge de stun, ceci fait, si vous passez en mode tour par tour en appuyant sur un bouton, l’adversaire se retrouve sonné ce qui vous donne (à peu près) un tour d’avance pour la suite du combat. À noter que pour les boss, eux, n’acceptent que le tour par tour.

Justement, ce mode mérite quelques précisions. Le positionnement est important, que ce soit pour bien buffer l’ensemble de votre équipe ou éviter les attaques de vos ennemis. La barre de tour affichée à gauche indique non seulement l’ordre de passage, mais aussi le délai entre le déclenchement d’un sort par exemple et son exécution. Ennemis comme alliés disposent de buffs (PV, tour gratuit etc.), et certaines capacités permettent de les annuler, voire de les voler. Quant aux PT (qui se rechargent en cours du combat), ils débloquent des capacités techniques assez dévastatrices qui vous permettront d’infliger masse de dégâts. Une bonne gestion est indispensable pour sortir vainqueur des affrontements.

Cela dit, et peut être parce que je n’ai pas tout compris, certains combats m’ont paru très difficiles, voire injustes, même en mode normal. Arrivé à un certain seuil de PV perdus, les boss entrent en rage : ils ont des bonus, attaquent plus vite, plus souvent. Franchement, j’avais beau voler leur bonus, me buffer etc., j’ai souvent vu l’écran de game over. Heureusement, si jamais un combat est trop dur, il est possible de retenter sa chance en baissant la difficulté globale du jeu, ou uniquement celle du combat en cours, c’est une bonne idée pour ne pas rester bloqué. Encore une fois, c’est peut-être de mon fait, mais je reste convaincu que certains affrontements de début de jeu sont mal équilibrés.

Autre point important : les orbements et les quartz. Dans une sorte de coque se trouve des emplacements dans lesquels on peut insérer des quartz. L’ensemble forme des orbements – ou orbes magiques – généralement associés à un élément, qui boostent les stats du perso et lui permettent d’utiliser des sorts et capacités en combat. Les orbes sont reliés ou non par des liens et en choisissant bien la disposition on peut avoir accès à des capacités de plus en plus fortes, voire assez pétées. Certains emplacements imposent un type d’élément, d’autres sont libres. Point positif : ce système permet une bonne customisation des persos, même si l’on finit rapidement par identifier les combinaisons efficaces et par tourner autour avec chacun des persos si possible. Dommage pour les nouveaux joueurs que le tuto ne soit pas incroyable sur ce point, car c’est précisément là que se joue la progression d’un perso.

Pour compléter le tableau : équipements améliorables, skins alternatives, collectibles, cuisine… Je mets tout ça en vrac sans y donner de l’importance, mais ça existe et ça permet d’avoir un jeu bien fourni. Un new game + est également de la partie, bref on en a pour son argent.

 

trails musik cover
kong music
Visuellement Bright, musicalement terne

Graphiquement, le jeu est joli et coloré rappelant les meilleurs moments du ced shading. Il suffit de comparer avec l’original pour mesurer le travail accompli et le résultat est vraiment efficace. La modélisation des personnages est soignée, même si les expressions faciales restent un peu limitées. Pour le reste, on a quand même cette impression sympa de se retrouver dans un animé. Enfin, les animations, surtout en combat, sont assez cool et fluides, ce qui permet de profiter pleinement du jeu.

Côté son, c’est un peu plus mitigé. Seules la musique des combats et une ou deux mélodies récurrentes m’ont marqué. Le reste manque de diversité, de punch et d’intensité émotionnelle. Les doublages japonais (ceux avec lesquels j’ai joué) sont bons, mais on peut être surpris car tout n’est pas forcément doublé, y compris à l’intérieur de certaines cut scenes. C’est assez bizarre, bien que peu fréquent. Le doublage anglais est aussi dispo, mais je ne l’ai pas testé. À côté de cela, les effets sonores sont de bonne qualité, rien de déroutant ne m’a sauté aux oreilles.

 

Trails in the Sky : patience requise avant décollage

Bon au final quoi penser de cet opus ? Franchement je reste sur une expérience mitigée, oui l’emballage est ultra propre, graphiquement c’est très joli, les musiques sont agréables et la narration bien écrite. Mais alors sur le fond, c’est vraiment plat. Hormis le début du jeu et la toute fin, l’entre deux m’a paru bien fade et ennuyeux. Les intrigues régionales manquent de relief, et la trame principale ne se dévoile presque pas. D’ailleurs, quelques rebondissements arrivent d’un coup dans les dernières heures de jeu, comme si on avait oublié de les répartir avant. Ce premier opus fait vraiment office de mise en bouche, mais 60h pour ça, c’est un peu trop long.

Je conseille tout de même le jeu car il a quelques atouts, mais entre ce rythme ennuyeux et des combats parfois mal équilibrés, il faut savoir où on met les pieds. J’imagine qu’un fan de l’original qui verrait le travail accompli sur ce remake remonterait certainement la note, mais pour ceux qui découvrent la saga par cet opus (ce qui est mon cas), il y a tout de même 2-3 aspects un peu problématiques.

 

Rédacteur en chef CritiKong - Fan de gorilles et de JV qui attend désespérément Shadow Hearts 4...

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